Grille, BPM et tonalité

Ce que DekkR calcule sur chaque morceau, qui fait foi quand deux analyses divergent, et pourquoi une correction à la main change la suite.

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Le BPM, la grille et la tonalité ne sont pas des informations décoratives affichées à côté du titre : ce sont les coordonnées avec lesquelles DekkR travaille. Tout ce qui est automatique en dépend. Ce guide explique d’où elles viennent, et quoi faire quand elles se trompent.

La grille, pas le BPM

On parle volontiers de « BPM », mais un tempo seul ne suffit à rien. Deux morceaux à 124 BPM peuvent être décalés d’une demi-noire et sonner comme une machine à laver. Ce qui permet de les superposer, c’est de savoir où tombe chaque temps — la grille.

C’est pour ça qu’une grille fausse est plus grave qu’un BPM faux : un BPM faux s’entend tout de suite, une grille décalée de quelques millisecondes se contente de rendre tous les enchaînements automatiques légèrement sales, sans qu’on sache pourquoi.

Le point d’ancrage de la grille est son premier temps. Le corriger recale tout le reste.

Quand deux analyses ne disent pas la même chose

Un morceau peut porter plusieurs analyses : celle que DekkR a calculée, et celle qui vient d’un import Rekordbox. Elles ne sont pas toujours d’accord — pas parce que l’une est mauvaise, mais parce qu’elles ne font pas le même pari sur les morceaux difficiles (introductions libres, changements de tempo, batteries jouées à la main).

Plutôt que d’arbitrer morceau par morceau, DekkR te demande de choisir une fois qui fait foi. Ce réglage ne détruit rien : l’autre analyse reste là, et bascule avec le réglage.

Un point important s’y cache : quel que soit le choix, tes corrections manuelles passent devant. Ce que tu as réglé à la main n’est jamais écrasé par une analyse automatique.

Corriger, c’est verrouiller

C’est la conséquence la plus utile à comprendre, et la moins visible : dès que tu ajustes la grille d’un morceau, DekkR arrête de la recalculer pour ce morceau. Il considère que tu en sais plus que lui — ce qui est vrai — et il cesse de te contredire à chaque analyse.

Ce verrou a un effet de bord qui n’est pas un défaut : un morceau à la grille fixée à la main est un morceau fiable, et l’enchaînement automatique peut s’en servir comme d’une valeur sûre. Le guide Enchaînement automatique explique comment.

La tonalité, et le pitch qui la déplace

Deux morceaux dont les tonalités s’accordent se superposent sans se battre ; deux tonalités incompatibles produisent une dissonance que ni le volume ni l’EQ ne rattrapent.

Ce qu’on oublie souvent : accélérer un morceau le transpose. Pousser le pitch pour caler un tempo déplace donc aussi la tonalité, et peut casser un accord qui marchait à l’arrêt. DekkR tient compte des deux ensemble, et sait aussi transposer volontairement pour retomber sur la bonne tonalité.

La plage de pitch mérite une décision consciente : une plage étroite donne un réglage fin mais interdit les grands écarts de tempo, une plage large fait l’inverse.

Relu le 20 septembre 2026. Les encadrés sont le texte même que l’application affiche au survol — ils ne peuvent pas diverger. Tous les contrôles →