DekkR sait enchaîner deux morceaux sans toi, et tenir un set entier tout seul. Ce n’est pas
une boîte noire : il suit des règles simples, qui se règlent. Ce guide explique lesquelles,
et surtout comment les reprendre en main.
Deux repères, et tout en découle
C’est le point qui explique presque toutes les surprises. Pour enchaîner, DekkR a besoin de
deux repères posés sur les morceaux :
un repère nommé Cue sur le morceau qui joue — il dit quand partir ;
un repère nommé Start sur le morceau suivant — il dit par où entrer.
Sans eux, DekkR peut charger un morceau, mais il ne déclenchera rien. Un enchaînement qui
« ne se lance pas » est presque toujours un repère manquant, pas un réglage à trouver.
Ces deux repères sont un choix artistique, pas une formalité technique : c’est toi qui
décides à quel moment un morceau doit céder la place, et par quelle partie le suivant doit
entrer. DekkR exécute, il ne choisit pas ça à ta place.
Enchaîner vers un deck que tu as choisi
Le cas le plus simple est celui où tu as déjà préparé la suite : tu sais quel morceau vient
après, il est chargé, et tu veux juste que la bascule se fasse proprement pendant que tu fais
autre chose.
Ce qu’il faut retenir de ce texte, c’est l’ordre des opérations : le morceau entrant démarre
en mesure, monte d’abord par les basses, prend le relais, puis le sortant se retire. Ce
n’est pas un fondu au volume — c’est un fondu qui passe par l’égalisation, comme on le ferait
à la main.
Il existe une version plus légère, qui se contente de lancer le morceau suivant au bon moment
et te laisse faire le mélange.
Quand c’est l’autre deck qui doit venir chercher celui-ci, le même armement s’exprime dans
l’autre sens.
Reprendre la main au milieu
C’est la règle la plus importante du lot, et elle tient en une phrase : tu n’as jamais à
annuler pour reprendre la main. Toucher un potard d’égalisation ou un fader suffit — DekkR
lâche le mixer et te le rend, sans interrompre la transition.
Autrement dit, l’automatisme est un confort par défaut, jamais un engagement. Tu peux le
laisser faire, le reprendre à mi-chemin, et le lui rendre.
Laisser DekkR tenir le set
Au-delà d’une transition, DekkR peut choisir lui-même le morceau suivant et recommencer
indéfiniment. Le principe de sélection vaut d’être compris, parce qu’il explique ses choix :
il procède par paliers, du plus exigeant au plus large — d’abord la tonalité identique et
un tempo très proche, puis une tonalité seulement compatible, puis le tempo seul.
C’est pour ça qu’un set automatique commence souvent très cohérent puis s’ouvre : DekkR n’a
pas changé d’avis, il a épuisé le palier du dessus.
Quand un enchaînement s’arrête, il y a toujours une raison écrite, et elle est presque
toujours actionnable : plus de morceau compatible, fin de la playlist, repère manquant.
L’orienter sans le piloter
Les réglages de l’automix ne sont pas des interrupteurs qui autorisent ou interdisent : ce
sont des préférences, qui cèdent quand elles empêchent de trouver. Un set qui s’arrête
parce qu’une règle était trop stricte serait un mauvais échange, et DekkR préfère te prévenir
qu’il a dû assouplir.
Trois leviers, indépendants les uns des autres :
Reste la question de où il a le droit de piocher. C’est là que se joue la différence entre
« DekkR choisit » et « je choisis, DekkR exécute » : enfermé dans une playlist, il en respecte
l’ordre, et c’est alors ton rangement qui fait loi — y compris quand il rejoue un morceau déjà
passé.
Lui apprendre ce que tu aimes
Enfin, un enchaînement qui t’a plu peut être mémorisé. Ce n’est pas une note que tu te mets à
toi-même : DekkR s’en sert ensuite pour te reproposer ce passage quand tu rejoueras le morceau
de départ.
Relu le 20 septembre 2026. Les encadrés sont le texte même que l’application affiche au survol — ils ne peuvent pas diverger. Tous les contrôles →