Démarrer avec DekkR
Comment DekkR accède à ta musique, pourquoi il l’analyse avant que tu joues, et ce qu’il garde entre deux séances.
DekkR s’ouvre sur une collection vide, et c’est voulu : il ne possède pas ta musique, il la lit là où elle est. Ce guide explique ce qui se passe entre le moment où tu lui montres un dossier et celui où tu peux mixer.
Tes fichiers ne bougent pas
La plupart des logiciels de DJ commencent par une importation : tu leur donnes tes morceaux, ils en font une copie dans leur propre bibliothèque, et tu attends. DekkR ne travaille pas comme ça. Tu lui donnes l’accès à un dossier, il le lit sur place, et rien n’est copié ni envoyé nulle part.
La conséquence pratique est agréable : ajouter un dossier est instantané, quelle que soit sa taille. La conséquence à connaître l’est moins : si tu déplaces ou renommes le dossier ailleurs, DekkR ne retrouvera plus les fichiers — il pointait vers eux, il ne les détenait pas.
Pour ajouter un morceau à ta collection, range-le simplement dans un de ces dossiers, avec l’explorateur de ton ordinateur : DekkR le voit arriver tout seul, sous-dossiers compris, sans recharger la page. L’inverse n’est pas vrai : supprimer un fichier ne le retire pas de la collection pendant la séance — il disparaît au prochain chargement de DekkR, quand il relit tes dossiers.
Google Drive fait voyager ta collection d’un ordinateur à l’autre. Le plus simple : clic droit
sur une playlist (ou ☁ sur un dossier local dans Sources), Copier sur mon Drive. DekkR
dépose les fichiers dans un dossier DekkR de ton Drive, et tu les retrouves déjà analysés sur
toutes tes machines connectées au même compte Google, sans rien choisir. Pour des morceaux déjà
sur ton Drive, + Drive ouvre le sélecteur Google : Maj + clic pour en confier tout un bloc.
DekkR ne voit que les fichiers que tu lui confies ou qu’il a déposés.
Pourquoi il analyse avant que tu joues
Tout ce que DekkR sait faire tout seul — caler deux morceaux, proposer une suite cohérente, enchaîner sans toi — repose sur trois informations qu’il doit calculer lui-même : le tempo, l’emplacement des temps, et la tonalité. Un morceau qui n’a pas été analysé n’est pas inutilisable, mais il est muet pour tous les automatismes.
D’où un choix à faire dès le départ : laisser DekkR travailler en fond pendant que tu fais autre chose, ou ne rien analyser tant que tu n’as pas chargé le morceau. Le premier mode demande de la patience une fois ; le second la demande à chaque morceau, au pire moment.
Ce qui est calculé est conservé : un morceau n’est analysé qu’une fois. C’est pour ça que la première séance avec une grosse collection est la plus longue, et la seule.
Si tu arrives de Rekordbox
Si tu as déjà préparé tes morceaux ailleurs, ce travail n’est pas perdu. DekkR sait lire un export Rekordbox et en reprendre les grilles et les repères, au lieu de recommencer.
Ce qui compte ici, c’est le mot fusionnent : DekkR ne remplace pas ce qu’il savait déjà, et il ne jette pas ce que tu avais corrigé à la main. Les deux sources cohabitent — et le guide Grille, BPM et tonalité explique comment on décide laquelle fait foi.
Jouer ailleurs que dans DekkR
Beaucoup de DJ préparent chez eux et jouent sur le matériel du lieu, avec une clé USB. Dans ce cas, DekkR ne doit pas te proposer des morceaux que tu n’auras pas sous la main en cabine.
Pour ça, il lui faut savoir ce que contient ta clé. Il ne la copie pas et ne l’analyse pas : il en relève l’inventaire, une fois, et s’en sert ensuite pour filtrer ses propositions.
Relu le 1 octobre 2026. Les encadrés sont le texte même que l’application affiche au survol — ils ne peuvent pas diverger. Tous les contrôles →