Trouver le morceau suivant
Pourquoi DekkR cherche à partir d’un morceau plutôt que dans une liste, quand le laisser choisir, et comment reprendre la main sur ses propositions.
Chercher le morceau suivant est le vrai travail d’un set. Une bibliothèque classée par ordre alphabétique n’aide pas : au moment où tu cherches, la question n’est pas « quel morceau j’aime ? » mais « quel morceau va après celui-ci ? ». Tout ce guide découle de cette différence.
Chercher à partir d’un morceau
DekkR ne te propose pas une liste de ta collection : il part d’un morceau de référence — en général celui qui joue — et classe le reste selon ce qui s’enchaîne bien avec lui.
Le mot important est référence. Ce n’est pas forcément le morceau en cours : si tu prépares deux coups à l’avance, tu peux demander les suites du morceau que tu viens de charger plutôt que de celui qu’on entend.
Le classement repose d’abord sur la tonalité, décalage de tonalité compris — le guide Mix harmonique explique ce que DekkR essaie pour chaque candidat avant de le classer.
Quand tu ne veux pas chercher
Il y a des moments où tu ne veux pas décider : la piste tourne bien, tu as autre chose à faire, et n’importe quelle suite correcte vaut mieux qu’une suite parfaite trouvée trop tard.
DekkR peut alors choisir pour toi — et ajuster le pitch pour tomber sur la bonne tonalité, ce qui est le genre de calcul qu’on fait mal dans l’urgence.
À noter, parce que c’est un réflexe utile en cabine : si un enchaînement est déjà armé sur un deck, remplacer son morceau demande un geste volontaire plutôt qu’un clic — on ne change pas par accident un morceau qui va partir tout seul.
Reprendre la main sur ses propositions
Les suggestions sont un point de départ, pas un verdict. Quand tu sais ce que tu veux — ralentir, rester dans un style, viser une tonalité précise — tu peux restreindre ce dans quoi DekkR cherche.
Un piège à connaître : filtrer écarte ce qui est inconnu. Un morceau dont le BPM n’a jamais été calculé n’entre dans aucune plage de BPM, et disparaît dès que tu poses un filtre. Ce n’est pas un bug — c’est la seule réponse honnête possible.
Et quand tu veux au contraire revenir au classement de DekkR, c’est un tri, pas un filtre : rien n’est écarté, l’ordre change.
Écouter avant de choisir
Lire un titre, un BPM et une tonalité ne dit pas si un morceau va marcher après celui qui joue. Pour en juger à l’oreille sans y sacrifier un deck, tu peux l’écouter au casque directement depuis le DIG : le public n’entend que le mix, et tes decks ne bougent pas.
La pré-écoute démarre au tiers du morceau, là où l’on est en général sorti de l’intro. Elle s’ajoute à ce que tu as déjà en CUE dans le casque, comme sur une table de mixage. Elle joue le morceau tel quel, sans le caler sur le tempo du mix : ça viendra une fois chargé.
Elle ne passe jamais par les enceintes. Si ton casque n’est pas réglé en Split L/R, le bouton reste grisé plutôt que de risquer de faire entendre un morceau en préparation à toute la salle. Elle ne concerne que tes fichiers locaux : un morceau Drive devrait être téléchargé en entier pour être écouté.
Ce que tu n’as pas encore
DekkR propose aussi des morceaux que tu ne possèdes pas. C’est délibéré : la bonne suite n’est pas toujours dans ta collection, et la découvrir au moment où elle aurait servi est plus utile que de l’apprendre le lendemain.
Ils viennent de deux sources : ce qui a été joué juste après ta référence dans des sets publics, et les transitions que d’autres DJ DekkR ont aimées — comptées, jamais nommées. Il faut pour ça que ta référence soit reconnue sur Discogs (le 💿 plein) : un morceau en attente ou non reconnu n’a pas encore de voisins.
Ces deux espaces sont deux onglets, en haut de la mosaïque : Ma collection à gauche, ce que tu peux jouer tout de suite ; À découvrir à droite, ce qu’il te manque. Chacun porte son compte, et l’onglet de droite reste visible même à zéro — éteint, avec la raison en dessous. C’est volontaire : les voisins arrivent quelques instants après la reconnaissance du morceau, et une barre qui apparaîtrait à ce moment-là ferait sauter la mosaïque sous ta souris.
Encore plus — quand personne n’a enchaîné ton morceau
Sur beaucoup de morceaux, personne n’a jamais rien joué juste après : l’onglet À découvrir est alors vide, alors que c’est précisément là qu’on aurait aimé une idée.
C’est à ça que sert le troisième onglet, Encore plus. Ce qu’il faut en comprendre tient en une phrase : ces morceaux-là sont proposés uniquement parce que leur tempo et leur tonalité s’accordent au tien. Personne ne les a enchaînés, et c’est une suggestion plus faible pour cette raison. Ils ne portent donc jamais ♦ ni ♥ : ces deux marques veulent dire « quelqu’un l’a réellement joué après », et leur sens doit rester intact.
Pour le reste, c’est le DIG comme ailleurs : ton tri, tes filtres et ta recherche s’y appliquent, et il en garde les trente meilleurs. Un filtre « 120-124 BPM » vaut donc pour les trois onglets — tu obtiens les trente meilleurs parmi ce que tu as demandé, pas trente morceaux dont trois passent ton filtre.
L’onglet est gris au départ. Au premier clic, DekkR descend le catalogue d’analyse — environ deux mégaoctets, une fois — puis le garde : ensuite ça marche même hors ligne. S’il reste gris, survole-le, il dit pourquoi : réception en cours, ton morceau n’a pas de tonalité analysée, ou catalogue momentanément indisponible. Dans ce dernier cas, réessaie un peu plus tard — le reste du DIG, lui, continue de fonctionner normalement.
Creuser sans lâcher les platines
Dernier point, et c’est une question de posture physique autant que de logiciel : chercher un morceau te fait quitter les platines des yeux. DekkR peut être piloté depuis un téléphone, ce qui permet de fouiller la collection la tête ailleurs que dans l’écran principal.
Relu le 19 octobre 2026. Les encadrés sont le texte même que l’application affiche au survol — ils ne peuvent pas diverger. Tous les contrôles →